lundi 2 avril 2012

PIANO Collections NieR Gestalt & Replicant

Le jeu Nier nous plongeait dans un univers étrange et cruel. Et dans ce chaos de ténèbres et de violences, on pouvait l’entendre, la petite lueur d’espoir : une voix angélique, un piano, une guitare, un violon, tous ensembles ils nous offraient une petite perle musicale qui accompagnerait notre quête dans tout ce qu’elle aurait d’épique et de tragique.

Du coup j’étais on ne peux plus enthousiaste quand j’ai su que nous pourrions redécouvrir tout cela au travers d’un projet du type «piano collection» réalisé par Keigo Hoashi et Kumi Tanioka (et quelques autres).
Verdict : j’avais raison de l’être ! Onze pistes, ça semble peu, mais c’est un enchantement du début à la fin (en tout cas jusqu’à la dixième piste, la dernière m’ayant peu convaincu). Bref je vous les recommandes chaudement !

N’étant absolument pas critique de musique je me permet de livrer là juste mon ressenti sur quelques unes des pistes qui m’ont le plus touchés, à bon entendeur :)

Snow in Summer, les notes du piano se font lointaines et résonnent en écho avant d’enchainé sur un rythme magnifique, plus soutenu, plein de nostalgie et de tristesse.

Grandma, un thème que j’affectionne particulièrement sur l’OST est ici très bien repris, l’aspect ésotérique et mystérieux d’origine fait ici plutôt place à quelque chose qui tien de la mélancolie ou du remord.

Repose, est aussi un morceau magnifique, il n’avait pas besoin de plus de trois minutes pour nous enveloppé de son ambiance feutré et apaisante, on ressent toute la bienveillance en l’écoutant.

Gods Bound by Rules, le piano démarre tout doucement pour ensuite nous entrainer avec rythme et force vers un apothéose plus lourd où les notes se font pesantes, funestes, comme pour y souligner la désillusion.

The Wretched Automatons, piste un peu à part puisqu’elle est composé par Ryuichi Takada. Empreinte d’une ambiance particulière, obscure, aérienne, avec de nombreux petits bruits mécaniques et surnaturels qui se font échos les uns les autres, ce sont des sonorités qui me font pensé à la manière dont on perçoit le son sous l’eau. Comme si l’on sombrait peu à peu dans un inéluctable sommeil nous éloignant doucement de la réalité.

Ci-dessous un petit lien vers youtube pour écouter quelques extraits de tout ça.
http://www.youtube.com/watch?v=YAJ0kkFZExE

samedi 10 mars 2012

Un mois sans téléphone

Non il ne s’agit pas là d’un défi à vocation pseudo décroissante que je me suis imposé mais plutôt d’une malédiction dont je suis la victime depuis un mois.

Récemment je pensais faire partie de ces gens qui ont « tout compris », mal m’en a pris d’être infidèle à mon opérateur.

Après une inscription hasardeuse auprès de FreeMobile, il m’a fallut une dizaine de jours pour me rendre compte que le mail était tombé dans ma boîte spam, bref. On m’annonce alors que ma ligne va être correctement activé, que je vais conserver mon numéro, que tout cela va se faire rapidement et sans douleurs, chouette !
A ce moment là, on entendait le pire et son contraire à propos de ce trublion de Free. Confiant, je me suis dis que de toute façon il serait toujours possible de faire marche arrière et pour ce qui est de l’aspect technique je m’en sortirais vu mon job.

Commence alors ma traversée du désert hors couverture 3G. Si vous avez déjà paniqué à l’idée de passer une journée sans téléphone, remettez cela à l’échelle d’un mois entier !
Je me suis sentit tout nu à chaque fois que je devais mettre le nez dehors. Je ne compte plus le nombre de fois où j’ai pu me dire « mais comment on faisait avant ? », c’est vrai ça, on faisait comment avant ?

On a prit l’habitude d’être constamment joignable, de pouvoir prévenir pour un oui ou pour un non. En fait le portable c’est l’outil ultime du feignant : « on se retrouve en ville », « je te fais signe quand j’arrive », « t’es où ? », puisqu’on peut tout le temps communiquer avec les autres plus besoin de s’organiser. Nonchalant comme je suis, ça m’a demandé un réel effort de planification pour ne pas faire de chacun de mes r-d-v un coup de poker «Y sera/Y sera pas».

Pendant ce temps ma carte SIM faisait des allés-retours entre Free et la poste, j’imagine que pour eux je vis dans le triangle des bermudes étant donné l’impossibilité de me faire parvenir le moindre courrier !
Si vous êtes confrontés au même problème, vous savez que les gens ne réagissent que de deux manières possibles. Soit c’est l’incompréhension totale, « ah bon, moi je l’ai eut le lendemain ! » okay, merci d’en rajouter une couche. Ou bien on vous toise avec mépris, on te reprocherait presque de plus vouloir payer cinquante euros pour une heure de tel, «ah ! Bah ça m’étonne pas ! Ca vous apprendra à vouloir payer votre forfait moitié moins cher pour trois fois plus de trucs aussi ! ».

Oubliez aussi votre connexion permanente et votre vie virtuelle, plus d’internet, de mails, de Facebook et autres Google maps. Là je commençais à être vraiment perdu socialement et géographiquement, un cauchemar ! Sans chercher à mettre toute la responsabilité là dessus un ami aurat fait les frais de ces mésaventures :)

A force j’ai fini par philosopher, ça peut aussi avoir de bons cotés d’être coupé du réseau de temps en temps. Par exemple c’est l’excuse parfaite pour ne pas donner son numéro à un relou, on n’est plus réveillé par le texto du pote qui bosse à 7h du matin ou encore ça fait une bonne excuse pour ne pas appeler sa mère !

Au fond on survit très bien sans téléphone, puis vos amis continuent à penser à vous, on vous invite encore à des trucs et... BIP ! Laissez un message après le deuxième bip sonore. Merci.

dimanche 26 février 2012

Le déjeuner-versaire

Merci à tous ces gens qui ont pensé à me souhaiter mon anniversaire, vingt six ans, et oui déjà ! La trentaine se rapprochant dangereusement, je vais me fixer des objectifs, il me reste quatre ans pour avoir un boulot stable et une relation stable, je vais avoir du pain sur la planche :p

Au passage un petit clin d'oeil spécial à ma petite Lule qui m'a envoyé cette photo d'un super déjeuner-versaire que j'aurais adoré prendre avec elle !


mardi 21 février 2012

Elémentaire mon cher Watson !

C’est avec scepticisme que je me suis installé devant ce nouveau volet des aventures de Sherlock, réalisé par Guy Ritchie. Je n’ai encore jamais vu le premier car je commence à me méfier de cette mode de ressortir des vieux trucs de la bibliothèque pour en faire une adaptation moderne. En fin de compte ce fut une agréable surprise !

Le scénario nous amène en Europe à la fin du XIXème siècle, une période sombre qui précède la première guerre mondiale, où le contexte politique y est explosif. Attentats, meurtres ou disparitions, notre célèbre enquêteur établit un lien entre tous ces évènements pour remonter jusqu’au Dr Moriarty, dont lé génie n’a d’égal que sa misanthropie.
Si le film baigne dans une ambiance légèrement steampunk qui m’a séduite, les évènements de l’histoire s’enchainent et ne sont pas simples à saisir lorsqu’on est confortablement installé dans son fauteuil. Il faut dire que les instants de calmes et de réflexions alternent fréquemment avec des passages de suspens et d’actions.

Le film s’offre quelques effets « ralentis », Holmes possède un genre de super sens de l’analyse qui lui permet d’anticipé et le change en une sorte de redoutable combattant maniant parfaitement les arts martiaux... pourquoi pas, en tout cas cela fonctionne plutôt bien en terme de divertissement. Ces ralentis sont aussi utilisés dans l’improbable scène de bombardement de la forêt que j’ai trouvé réussie cela dit.

Le film est évidemment porté par ses acteurs. Robert Downey Jr m'a épaté avec son Sherlock Holmes intelligent, dandy et excentrique, son personnage fait immanquablement penser à Johnny Depp et son Jack Sparrow. Le Dr Watson interprété par Jude Law, s’il tempère un peu le tout n’en est pas moins en reste. De toute façon c’est le duo qu’ils forment qui m’a le plus régalé. Il m’apparait évident que Guy Ritchie c’est un peu amusé avec l’ambiguité entre les deux compères, il en résulte pas mal de scènes vaudevillesque. Les exemples ne manquent pas dans tout le film : la « réticence » qu’Holmes à face au mariage de son acolyte qu’il essaiera, et réussira finalement bien à détourner pour au moins une dernière aventure, la scène du voyage de noces dans le train avec un Sherlock travestis qui se « débarrasse » de la mariée. Sans parler de la menace de Moriarty de s’en prendre non pas au détective, mais à quelque chose qui lui tien à coeur et semble être son réel point faible : Watson (et sa femme, mais j’ai pensé qu’ils l’avaient précisé pour se donner bonnes consciences :p).

Sherlock Holmes, Jeu d’ombres semble réussir l’exploit de faire mieux la deuxième fois (de ce que j’ai pu en lire à gauche et à droite), dynamique, explosif, drôle, ambigu, le film remplit parfaitement son rôle et nous offre un excellent divertissement pendant ses deux heures !

mercredi 15 février 2012

FFXIII-2, impressions

Je me souvient encore des premiers trailers sur FFXIII, le premier épisode à sortir sur console next-gen. On y voyait Lightning se battre comme une lionne dans un train ou contre une nuée d’ennemis, le tout était d’un dynamisme impressionnant, du jamais vu dans un FF.

Mars 2010, après des mois de patience fébrile je mettais enfin mes petites mains sur ma version collector, et là ce fut le drame ! Clairement, le jeu m’a laissé un goût amer ! Pour moi il manquait un petit je-ne-sais-quoi, la petite touche qui allait en faire un FF, le genre de jeu que tu commences et dont tu ne t’arrêtes qu’une fois terminé, retourné, achevé.

Je me dis que c’est peut être le « syndrome FF8 », que je finirais par l’apprécier dans quelques temps en portant sur lui un oeil nouveau lorsque je le recommencerais.

Bref, en 2011 on nous annonce un FFXIII-2, une véritable suite, fait rare dans la série. La dernière fois qu’ils nous avaient fait le coup, avec l’épisode X, on s’était retrouvé avec un épisode qui avait fait hurler les puristes et sacrifié des Chocobos !
Les premiers détails tombent, Serah est le personnage principal, il est question de voyage dans le temps, seulement deux personnages, un système de dressage de monstres pour compléter l’équipe... aie, je craignais déjà le pire.

Janvier 2012, une petite démo débarque sur le PSN. Et là, étrangement, premières impressions plutôt positives, très positives même. Rien que pour le fait de m’être retrouvé pendant deux semaines « comme dans le temps », impatient de pouvoir y jouer, j’étais heureux !

Pour résumer le topo sans spoiler, Lightning à disparu, le plus étrange est que seule sa soeur, Serah, semble s’en souvenir. Après de mystérieux évènements, un jeune homme venu du futur embarque la jeune fille dans une quête pour retrouver Lightning à travers le temps et l’espace !

Cette aventure nous donne l’occasion de redécouvrir certains lieux déjà visités dans le précédent volet, de croiser le chemin de quelques visages familiers et de voir comment ils ont changés, ou pas d’ailleurs, ainsi Snow reste égal à lui-même tandis que le jeune Hope a grandit et murit depuis la fin de l’aventure.

Notre petit duo est accompagné de Mog, le moogle fait son retour dans cet épisode, personnellement il me fait marrer. Comme il s’agit d’un RPG japonais, il remplit bien son rôle de mascotte inutile mais mignonne, enfin pas si inutile que cela d’ailleurs.
Ce petit être mystérieux, qui serait un cadeau de Lightning, possède d’étonnantes facultés, outre le fait de se changer en arc ou en épée selon les désirs de sa maîtresse il semble avoir un lien avec les artefacts. Il est capable de détecter des objets cachés et de vous prévenir de la présence d’un monstre grâce à un système baptisé MogClock dont le fonctionnement est simple : quand vous croisez un monstre un minuteur s’enclenche, vous avez alors quelques secondes pour frapper le monstre en premier et ainsi bénéficié d’un bonus au début de l’affrontement.

Le système de combat n’a fondamentalement pas changé, on se retrouve encore avec ce système de stratégies et de rôles à intervertir au besoin (cela ce fait plus rapidement et c’est une bonne chose). Ce n’est pas mon système de combat préféré mais il à l’avantage de rendre le tout très dynamique. Comme il n’y a que deux personnages dans l’équipe, les développeurs nous ont proposés un système de « dressage de monstres », les Pokemon auront décidément changer la face du monde. Je craignais le pire avec ce système, mais finalement c’est plutôt bien étudié.
Chaque monstre possède un rôle qui lui est propre et vous pouvez en utilisé trois différents à la fois.
Les monstres évoluent grâce à des objets et gagnent ainsi de nouvelles compétences, un système de fusion/sacrifice permet de transmettre ces compétences à ses monstres favoris. Bref, il y a vraiment de quoi faire et les tacticiens pourront passer des heures et des heures à fabriqué les monstres utlimes. La seule chose que j’ai à y reprocher c’est que je trouve le bestiaire de FFXIII et -2 pas terrible, dommage, cela m’évite au moins le casse-tête de choisir entre l’apparence et l’efficacité.

Parlons du jeu en lui-même, l’intrigue s’installe doucement, soulève bien des questions et semble suffisamment intéressante pour qu’on s’y intéresse, je devais être à 20 % du jeu quand j’ai décidé de recommencer ma partie, à voir pour la suite donc.
Je trouve le principe des voyages temporels réussis, il est juste dommage que contrairement à Chrono Trigger, nos petites actions dans le passé ne semblent pas avoir de répercussions dans le futur. Je me souvient de cette quête secondaire qui nous faisait combattre un monstre dans des cavernes et ainsi préservé une forêt entière pour les siècles à venir ou encore ces personnes qui nous aidaient des générations plus tard, après qu’on ai rendu service à leurs ancêtres. Peut être que je ne suis juste pas aller assez loin.

J’ai le sentiment qu’ils ont vraiment chercher à rectifier le tir du précédent volet, la liberté offerte par ces voyages dans le temps, la possibilité d’explorer les zones dans l’ordre qu’on souhaite et d’accomplir l’objectif du chapitre de plusieurs manières possibles (et de les recommencer !) donne un vrai souffle d’air frais au jeu.

Dernier point sur lequel je voulais intervenir, les musiques. La bande-son est très variée, il y en a vraiment pour tous les goûts, entre du classique, des morceaux un peu plus jazzy, voire métal ou rap. Tout cela renforce à mon sens ce coté « dépaysement », changement d’époques et d’ambiances. Une réussite.

FFXIII-2 semble ainsi faire mieux que son ainé sur de nombreux points, est-ce du à des attentes moins grandes, une indulgence spéciale pour cette suite ? En tout cas s’il n’est pas un épisode phare de la série il reste un très bon jeu pour cette année 2012, en attendant Versus XIII...

mardi 14 février 2012

La Sans-Valentin

Entre les pro- et les anti- Saint Valentin, j’ai conscience qu’en rajouter une couche n’est pas très original. N’empêche ce soir mon taux de blasitude atteint un seuil suffisamment élevé pour que je me fasse un petit article en rapport avec tout ça !

La Saint-Valentin, on entend tout et son contraire à son sujet.

Hyper commerciale pour les uns, on pense qu’ils sont aigris ou radins (ou pire, les deux), oui okay, les magasins en font des tonnes à ce moment-là, mais bon c’est comme dire « Noël c’est devenu trop commercial ! », bon dieu personne ne vous oblige à profiter de cette journée pour flinguer la carte bleu ! Comme toujours c’est ce qu’on y met derrière et le sens qu’on veut donner à ce moment qui en fait toute sa substance.
Pour d’autres c’est un moment idéalement romantique, ils se transforment alors en guimauves vivantes et dégoulinantes de bonnes intentions ! Ils se plient en quatre pour rendre cette soirée magique, commence alors le marathon de la réservation pour diner aux chandelles, le casse-tête du cadeau mignon mais inutile, pour peu que tout cela soit une « surprise»... heureusement que cette maudite fête ne se fait qu’une seule fois par an hein !

Sur ce, bonne Saint-Valentin à tous !

mercredi 23 novembre 2011

La vérité vraie, sur les sites de rencontres !

Aaah les sites de rencontres. Trois ans après m’y revoilà, on évolue guère. Chaque fois on se dit «plus jamais, c’est la dernière», on replonge toujours !

Quelques impressions d’un mec blasé ;

" Premier constat affolant, parmi les premières personnes qui sont venus me parler, les mêmes qu’il y a quelques années en arrière. Mêmes photos même âge, cela va de soi. Juste déprimant. Je savais pas qu’ils faisaient des abonnements à vie, on espère juste ne pas y avoir souscrit sans savoir !

Au début, tu as encore ta fierté, tu attend que les autres viennent te parler.

Rien ne se passe.

Un moment après, c’est toi qui te retrouve à mendier leur attention.

On touche presque le fond !

La plupart des gens sur ces sites semblent n’avoir aucun mal à rencontrer et à coucher avec le premier inconnu qui passe, du moment qu’il étale de belles mensurations. On en vient souvent à ce demander si on n’a pas un problème avec l’intimité.

Il y a se coté «compétition», on à parfois l’impression que certains ont élevés cette pratique au rang de sport. Les photos les plus efficaces, l’annonce la plus rentable, ils essaient d’être dans des tops ten, on se sent vraiment amateur à coté. Encore un coup au moral.

Il y à un truc aussi, comme des lois qui régissent cet impitoyable univers et qui se vérifient si souvent que s’en devient inquiétant ! Ci-dessous j’en ai fait une petite liste sommaire et cynique, juste histoire de vous prémunir !

- Plus quelqu’un vous intéresse et moins vous arrivez à vous rapprocher de lui.
- A contrario, les gens qui vous laissent froid ou ne vous correspondent pas pour diverses raisons sont les plus sociables, les plus sympas.
- Dans 70% des cas, quelqu’un qui démarre une conversation avec vous, vous laissera finir en monologue.
- Il y a toujours un boulet sur le site, qui s’accroche à vous, revient vous parlez chaque semaine parce que vous lui plaisez, mais à chaque fois va vous redemandez qui vous êtes.
- Il y a des gens qui vous insulteront car vous n’avez pas lu leur annonce, «rch plan cho é discré», apparemment ils n’ont pas lu la votre non plus.
- A partir de quarante ans, il faut toujours compter entre un et trois ans de plus pour avoir leur véritable âge !
- Plus l’écart entre votre âge et le leur s’agrandis et moins ce qui les intéresses se situe au dessus de la ceinture.
- Il y a toujours sur le site quelqu’un qui sort d’une rupture douloureuse, qui déteste la vie et les hommes, qui ne veut plus jamais rencontrer personne mais passe ses soirées connectés quand même.
- Quand ils se payent le luxe de ne poster ni photos ni annonces, c’est qu’ils ont plus à cacher que leur «vie privée».
- Les bonnes surprises existent, mais elles sont de l’ordre de 1 pour 100 !

Enfin, vous passerez la plupart de vos soirées en compagnie de votre ordinateur, c’est déjà pas mal !

samedi 19 novembre 2011

Je survolais les archives du Blog ce soir. A ce jour c’est peut être l’unique chose sur laquelle j’ai eut tant de persévérance, avec certes je l’admet, des passages à vide. C’est comme la vie, il y a des moments où rien ne se passe et où on n’a envie d’en parler à personne.

Je passais mon temps à vous écrire que je devais changer ma vie, c’est bien d’avoir finis par le faire.

Si j’ai décidé de continuer dans cette voie, c’est que relire ce blog aujourd’hui à pour moi la même saveur que feuilleter un vieil album photo. C’est plein de souvenirs, d’idées, d’émotions, de rencontres et de séparations.

J’ai du mal à croire que j’étais ce garçon pleurnichard qui faisait une faute tous les trois mots.

Pas que je me sois vraiment amélioré sur ces deux points d’ailleurs, mais bon l’idée y est. Pour être franc, je fais tous ça plus pour moi même que pour un quelconque lecteur, même si l’idée de partager cela avec quelques personnes ne me déplait pas.

Un soir je me pencherais sur le «pourquoi» de cette écriture personnelle, mais pas ce soir.

vendredi 18 novembre 2011

A ma chère Solitude

Ce sentiment encore, doux-amer, le même que la dernière fois, et que la fois d’avant, le même encore qu’il y a des années. C’est cette solitude, si familière, parfois je m’imagine qu’elle a disparu, ça dure un temps seulement. Elle est ancré en moi et ne tarde jamais à resurgir quand j’en ai le moins envie.

Oh ce n’est pas quelque chose de pesant ou de terrible, c’est léger, comme un voile, quelque chose de juste présent, juste asser pour établir une frontière entre les autres et moi.

Je la déteste cette Solitude. C’est elle qui parfois me fait penser «qu’est ce qui ne va pas chez toi ?!». J’ai peur de la chasser pour de bon, elle est présente depuis si longtemps, elle est une partie de moi, que serais je sans elle ? Si je devais m’en séparer c’est comme si je m’enlevais une partie de moi même. Je sais pas faire sans.

C’est une si vieille amie que je suis capable de la décrire, je lui imagine un visage, des formes, des couleurs, elle est une personne à l’âge indéfinissable, elle à le regard constamment perdu dans le vague. Elle est du genre assise dans son coin lors d’une fête, avec cette lueur triste dans les yeux tandis que les autres s’amusent autour. Elle n’est pas amère, juste seule, elle est comme ça.

Je me pense solitaire, mais au fond je crève d’envie de tisser se lien avec les autres, de me sentir proche des gens, entouré, et pourtant elle est là et elle me retient.
Je m’imagine donnant la main aux gens que j’aime, elle s’approche délicatement et pose ses mains sur les nôtres avant de me murmurer «ça fait peur hein ? Ne t’accroche pas trop fort, et s’il te lâché en premier ?». Elle me protège à sa manière, mais bon sang ce qu’elle me fait peur dans ces moments là.

Ma Solitude est comme une amie envahissante qui chercherait à me couver, parfois quand je tente de la conjurer elle me le fait payer au centuple en prenant l’apparence d’un démon, et là elle me possède complètement, ce n’est alors que douleurs jusqu’à ce qu’elle s’apaise.

Elle pense sans doutes que je lui dois beaucoup, c’est vrai qu’elle à toujours était là pour moi, son problème c’est qu’elle ne change pas. Elle est un instant figé, des peurs, des doutes et des craintes qui sont cristallisés. Elle ne me fait pas avancer. Je n’arrive pas à m’en émanciper, elle me retient doucement par le bras quand je cherche à m’éloigner et elle est rassurante en même temps.

Les habitudes nous rassurent, le changement nous effraie, chez moi c’est un fait. Solitude est une habitué, je pense qu’elle fera toujours partie de ma vie et je ne sais pas comment composer avec elle. Elle à peur de l’extérieur, des gens, de ce qui se passe hors de ma tête, de l’imprévus, elle a peur qu’on la ridiculise, qu’on ce rende compte qu’elle est faible au fond, elle a peur d’entendre les autres rires d’elle. Elle angoisse à l’idée d’avoir mal, constamment. De mes blessures, elle en a gardé les cicatrices. Elle est forte pour nous deux, elle encaisse, elle garde le sourire malgré la peine, si elle ne faisait pas ça, je m’effondrerais devant le monde entier.

Je la voyais comme un parasite, mais au fond elle est une partie de moi, celle qui à la trouille, celle qui reste un gamin terrorisé par un monde qu’il ne comprend pas et qui se sent invariablement incompris. Je lui en demande peut être trop au fond, je lui confie mes ennuis et mes chagrins, même elle ne peux pas faire mieux que moi avec tout ça et lorsqu’on est seuls, elle me le rappelle.
Il serait peut être temps de la ménager, elle ne pourra pas éternellement jouer le rôle de bouclier. Il faudrait juste que je l’accepte et que je la laisse reprendre sa place. Solitude ne peux pas toujours remplacer Courage, celui qui peut m’aider à prendre mes responsabilités et affronter la vie.

samedi 24 septembre 2011

Croquer la pomme


Pratiquement neuf mois après mon premier article de 2011 je me décide enfin à rouvrir les pages de mon VIRTUAL TALE.
De longs mois d'absence que je justifierais en invoquant les va et vient d'une année un peu chaotique et puis la flegme, encore et toujours. Cette invitée insupportable qui a tendance à vous prendre tout votre temps et pas de la manière la plus productive d'ailleurs. Là même qui vous réfrène lorsque vous savez que vous avez quelque chose à faire, mais bon « on verra demain... ».

Je pense que je devrais m'imposer plus de rigueurs, au quotidien déjà, mais aussi et surtout en ce qui concerne l'écriture. Si je veux que le passe temps occasionnel prenne plus d'importance il va falloir que je m'y mette, comme on dit « c'est en forgeant qu'on devient forgeron ».

Enfin ! L'idée de départ de cet article n'était pas ma procrastination chronique. Croquer la pomme, le titre m'a immédiatement fait tilt dès que j'ai réfléchis aux premières lignes et à ce que je voulais vous raconter.
Mai 2011, le conte de fée tourne au cauchemar. Mon quotidien devient de plus en plus toxique, comme si j'avais croqué dans une pomme empoisonnée. La joie, le plaisir, mes forces tout m'a abandonné petit à petit. Tel un venin qui s'insinue lentement dans votre sang, c'est le doute, la peur, la déception qui s'est infiltré dans ma vie jusqu'à finalement prendre le pas sur tout le reste. S'en est suivit la rupture, inévitable, dévastatrice mais aussi libératrice.

Alors on recommence, nouvel appartement, nouveaux lieux, nouvelles habitudes, on prend ça comme un nouveau départ.
Eté 2011, je croque à pleine dent dans une nouvelle pomme, belle et mure, mais ma dent bute sur quelque chose, un pépin diront nous. On ferme les yeux et on continue de croquer le reste de la pomme en sachant pertinemment qu'on finira par revenir à ce pépin.

Et puis il y à cette pomme dans laquelle je croque depuis presque quatre ans, celle qu'on est content d'avoir au début, puis on la découvre pleines de vers. Mais elle nous est familière alors on ferme les yeux, on n'a pas le choix, combien de fois me suis-je entendu dire « il faut bien manger ».
Après avoir fait cent fois le tour de la question, m'être juré que cette fois c'était la bonne, que j'allais m'y mettre, la rentrée qui approche à grand pas me semble propice à une remise en question, à du changement. Je suis le « pote qui en a marre de son taff et va changer, bientôt », au bout de deux ans on commence soi même à trouver cela navrant, sincères ou pas, les excuses ne manquent pas de toute façon. A ce stade là on en est au mieux à sa Ixième version de son CV, on trouve de bien belles manières de reformuler ses compétences.

Et puis si finalement changer n'était qu'un état d'esprit ? Si en fin de compte c'était aussi une question « d'être prêt » ? Peut être qu'il y a des périodes, lorsqu'on cumule un certains nombres d'éléments qui font que le processus se déclenche. Mon idée de base était de trouver un second job d'appoint, je me voyais déjà appliquer les bons principes que nous transmettent ceux d'en haut, « travailler plus pour gagner plus ». Un peu blasé par mon quotidien et par l'état du monde en général je ne me faisais guère d'illusions, le but à peine dissimulé c'était de mettre du beurre dans les épinards.

Une bonne dose de remise en question, l'envie de passer à autre chose qu'une « situation par défaut » et un soupçon de chance, voilà la formule qui m'a poussé à prendre un peu ma vie en main.
Cette fois c'est dans l'arbre que je suis directement aller la chercher et je n'hésiterais pas à croquer dedans, j'ignore complètement ce que je vais y trouver cette fois. Je vous avoue que cela me fait un peu peur, mais il faut bien se lancer à un moment, vous ne pensez pas ?

lundi 10 janvier 2011

Celui qui ne pouvait écrire le Bonheur


Un jour j'ai écrit cet article qui parle de mon incapacité à écrire le bonheur. Le temps passe, les épreuves nous endurcissent mais les cicatrices restent, et les plaies jamais ne se referment totalement.

Mes lettres sont couvertes de mots qui saignent le papier avec toute la nostalgie, le regret, dont ils sont empreints.
J'ai souvent pensé que je ferais un meilleur personnage de drame, alors sur la scène de la vie j'ai constamment joué la comédie.

Et puisque je ne peux écrire de meilleur script, j'ai la pénible sensation de me retrouver dans la peau d'un autre.
Sans doutes ne suis je pas taillé pour les rôles de héros qui se marièrent et eurent beaucoup d'enfants.

Je suis un tragédien du quotidien, épuisé d'endosser des costumes qui ne me vont pas, écœuré de ces répliques qui ne sont pas les miennes. J'écris encore et encore pour cette pièce qu'on appelle « Ma vie », je craint les ratures, je met parfois des parenthèses, j'ai peur quand ses personnages s'éloignent les uns des autres. J'espère le scénario d'une vie comblé, au moins avant que le rideau ne retombe.

mardi 21 décembre 2010

"l'Effet Bilan"

J'aurais pu écrire un article joyeux sur les jolies fêtes de fin d'année. Sur noël, les repas de famille, les décorations, l'ambiance particulière du mois de décembre, les cadeaux et toutes ces choses qui nous semblent si importantes à ce moment là. Je n'en ferais rien !

A la fin de l'année, il existe ce que j’appelle « l'effet bilan », quoi de plus significatif qu'une année qui s'achève pour se poser un instant et regarder en arrière, faire les comptes. Douze mois, c'est si long et si court en même temps. Qu'est ce que j'ai fait, qu'est ce que j'ai oublié, où j'en suis, où je vais, avec qui, quelles sont mes défaites, et mes victoires ? Cette année plus que les précédentes j'ai le sentiment d'être tenaillé par cet inventaire introspectif.

2010, quelle année épuisante. Pleine de hauts et de bas, surement un peu plus que la précédente. La perte d'un être cher, des rencontres inattendus, de vaines ambitions, des souvenirs de vacances impérissables, des changements, beaucoup de changements, de nouveaux amis, des craintes, des regrets, de l'espoir.
Ce pénible sentiment de ne pas avancer, d'avoir envie de tout et en même temps de plus rien, me sabote le moral en ce moment. Ma mauvaise humeur nocturne ne fait qu'empirer mes états d'âmes. Heureusement ce billet défouloir et une bonne nuit de sommeil auront raison de ces idées noires !

Vivement 2011, cher Père Noël, cette année j'aimerais un peu plus de sagesse pour mieux appréhender tout ce qui m'attend à l'avenir.

samedi 4 décembre 2010

Joyeux anniversaire Super NES !

Le 21 novembre dernier la super nintendo fêtait ses 20 ans !

Je me souvient encore du jour où mon père est rentrer à la maison avec cette drôle de machine sous le bras. La console est sortit en Europe en 1992, je devais avoir à l'époque entre 6 et 7ans et c'était la première fois que je jouais à un jeu vidéo, c'était Mario Kart ! Ainsi débuta mon indéfectible passion.

Reine des consoles en son temps, je ne voudrais même pas savoir combien d'heures, étalés sur plusieurs années, nous avons pu y passer mon frère et moi. Quand j'y pense je me dis que les machines de l'époque étaient vraiment increvables. Nous utilisions la légendaire technique qui consistait à souffler sur les cartouches quand celles-ci étaient capricieuses, aujourd'hui il ne nous viendrait jamais à l'idée de souffler (cracher?) sur un bluray un peu sale.

Si j'étais passé à coté de quelques petites merveilles en ce temps là, c'était à cause du manque de localisation (les FF, Secret of Mana, Chrono trigger) ou simplement d'argent. Je me souvient avec enthousiasme de tous les jeux auxquels on a pu jouer.
De mes yeux de petit garçon je voyais LA boutique de jeux vidéos de ma ville comme une incroyable caverne aux merveilles. Des centaines de boites et de cartouches tapissaient les murs. On avait le droit d'en choisir quelques uns et on pouvait même les essayer ! Ah quelle belle époque.

Quelques jeux m'auront durablement marqué ;

Super Mario All Stars, une compil des différents Mario sortit sur la NES, un incontournable !

F-Zero, le jeu de course avec des navettes, même si je n'étais pas fan de la course, j'adorais l'idée de pouvoir piloter un tel engin.

Yoshi Island, avec sa 2D presque dessiné, un jeu qui reste magnifique encore actuellement et sur lequel je me suis acharné. J'y jouait parfois juste pour me "promener" dans les niveaux, mon imaginaire faisait le reste.

Aaah les tortues ninja, on avait les figurines, le camion, alors forcément le jeu nous émerveillait, c'était la joyeuse époque des jeux d'action en multi. J'ai le souvenir que ce jeu était affreusement difficile, on a du refaire les premiers niveaux des centaines de fois, le genre de choses que je ne pourrais plus faire aujourd'hui.

Street Fighter, pour ne pas dire LE jeu de combat, je n'en suis pas fier mais je prenais à l'époque Blanka pour faire sa technique électrique qui le rendait presque intouchable au corps à corps, quand mon frère faisait de même cela donné lieu à des querelles interminables.

Megaman X, encore un de mes petits coups de foudre de l'époque, j'avais la passion pour ce jeu, il n'y a presque pas de mots pour le dire, on pouvait y jouer pendant des heures. Il y avait des pouvoirs à débloqué, ces mondes tous différents à explorer. Cet univers robotique/manga que je trouve aujourd'hui encore terriblement attrayant.


Comme beaucoup je reste très nostalgique de l'époque Super NES, avec ses jeux qu'on trouvait alors incroyables, pleins de passion. Ce n'était sans doutes pas le même état d'esprit que de nos jours. Mais il ne faudrait pas oublier qu'à l'époque, on se laissait sans doutes plus aller à la rêverie et à l'imagination. Avec de petits efforts nous devrions pouvoir retrouver cet état d'esprit !

mercredi 3 novembre 2010

Déménagement, final : l'Appartement Hanté


J'ai prit un peu de retard, mais il me fallait le temps de digérer le déménagement. Maintenant les cartons sont déballés, les meubles montés et toutes les affaires rangés ! Tout a trouvé une place pour commencer une nouvelle vie. Je m'attendais à un grand soulagement une fois qu'on aurait fait « le plus gros » comme on dit. Bizarrement, il n'en est rien, aurais-je du mal a trouver ma place à moi là dedans ?

Précédemment, il m'avait fallut pas moins de deux mois pour m'habituer à mon nouveau chez moi, il faut dire que je ne fait pas dans la demi mesure, chaque déménagement apporte son lot de gros changements.
Ca va faire quatre semaines à peu près, pourtant j'ai toujours cette étrange sensation, ce désagréable sentiment de ne pas être vraiment chez moi, comme si à tout moment quelqu'un aller passer la porte et nous demander de partir.

J'ai une drôle d'hypothèse pour expliquer ce malaise ; à plusieures reprises j'ai eut une sorte d'hallucination, du coin de l'oeil il m'a semblait voir quelque chose de furtif, une silhouette, une ombre, le vent, le stress, que sais-je. L'idée du fantôme m'amuse quand même un peu plus. Comment composer au quotidien avec cette volonté qui serais présente et imperceptible, indésirable mais intrigante.

Serais-je rattrapé par les spectres de mes anciennes vies, il est clair que bâtir une vie à deux, stable, harmonieuse, épanouissante représente un vrai défit. Il m'arrive régulièrement de m'appuyer sur mes expériences antérieures, qui disons le franchement n'étaient pas une réussite. Je me force alors à réprimer les déductions et raccourcis qui se font dans ma tête.

Il est effrayant de se dire qu'on ne va peut être pas trouver le bon dosage, la bonne distance entre deux vies qui se mêlent, s'attirent sans jamais totalement s'assimiler. Mais avant tout cela, me trouver la bonne place, remettre à la leur les fantômes du passé, voilà par quoi je devrais commencer dans les semaines à venir.

lundi 25 octobre 2010

GamersBand


J'en profite pour faire un petit coup de pub.

http://www.gamersband.com/map


Gamersband c'est le réseau social pour les joueurs, geeks et autres gamers du dimanche.

Imaginez ; vous cherchez une team pour jouer à votre fps favoris, vous aimeriez recruter des musiciens pour votre partie de Guitar Hero, vous avez envie de défier des joueurs près de chez vous à un petit Street Fighter = Gamersband !

L'idée c'est de trouver des joueurs qui jouent à la même chose que vous et aussi prêt de chez vous, en s'inscrivant sur le site on remplit un profil ; sur quelles consoles on joue, à quels jeux et surtout son lieu de résidence (et la géolocalisation vous situe précisément sur la map) ce qui fait qu'on s'étonne parfois de découvrir que le voisin d'en face est en fait un gros geek !

Personnellement je trouve le concept génial.

Le site a en outre reprit à sa manière le système des trophées/succès qui existe sur nos consoles nextgen.
Il est possible de défier d'autres joueurs, de crée des tournois, de noter le fairplay des adversaires, etc.

Encore tout récent, la communauté ainsi que le site s'étoffent au fur et à mesure. Amis joueurs et joueuses, rejoignez nous ! :)

mardi 5 octobre 2010

Déménagement, épisode 2 : Et Dieu créa le monde en sept jours



Il y a quelques mois de cela, je lisais un article sur internet parlant d'un genre de défit que plusieurs blogueurs s'étaient lancés.
Vivre pendant une certaine période, quelques mois, voire un an, avec un nombre volontairement limité d'objets.
Aujourd'hui c'est à moi de relever le challenge ! Loin des considérations anti-capitaliste-consumériste, mon action sera plutôt une « grève provisoire et forcé de la détention d'objets ».

Jour un, je ferme le dernier carton. Avec un certain soulagement je réalise que je n'en ai « pas tant que ça », des choses. J'ouvre les placards, le vide, le néant. Les monticules d'assiettes, les empilages de verre (à eau, à vin, à cocktail,...), les vêtements pour l'été, l'automne, l'hiver, le printemps, les trucs et les bidules. Tout à disparu. Je me retrouve avec une paire de couvert, une assiette et un verre, un peu de rechange. J'ai l'impression d'être un aventurier !

Jour deux, je ne me lassais plus d'admirer tout ce nouvel espace. Je me sentais comme Dieu au commencement, avec toutes ses choses en réserve au fond d'un carton, se disant que le monde était quand même bien joli sans rien n'y ajouter de plus. Les gens qui me connaissent savent à quel point j'apprécie les décors dépouillés, à l’extrême parfois.

Jour trois, la mésaventure de la conserve. Toutes ces boites industrielles sont pourvus d'ouvertures faciles de nos jours, mais quand le petit crochet vous reste dans les mains on se prend à maudire le concepteur d'une telle invention. Heureusement quelqu'un à eut l'idée d'inventer l'ouvre-boite (la même personne peut être, ce serait délicieusement machiavélique pour le coup !). A un détail prêt, dans mon délire de « défit du petit décroissant », l'ouvre-boite n'y avait pas sa place. Commence alors une fouille frénétique dans la montagne de cartons. Il est surement là quelque part, dans l'une de ces boites, il n'y en a qu'une bonne dizaine. Ai-je besoin de préciser que je n'avais pas jugé utile de décrire leur contenu ? « Ce sera plus marrant de les ouvrir et de découvrir avec surprise que mon bouquin de psychiatrie traine avec les dvd de science fiction et la serviette de plage ». Et dire que je m'étais sérieusement fait cette réflexion...  

Jour quatre, plus de téléphone, de télé et même d'internet. Par chance, la multitude de wifi (un peu capricieux quand même) qui nous bombardent en permanence quand on vit en ville me permettent de ne pas me sentir totalement comme Robinson, seul avec moi même l'aventure prend finalement des tournures d'introspection. Moi qui me vantais régulièrement d'un « la télé ? Non j'connais pas, j'regarde pas » je me suis presque mit à regretter les publicités. C'est dans l'absence qu'on se rend compte de ce que l'on a, dans mon cas une sorte de manie, une habitude à avoir cette présence télévisuelle, ni trop absente, ni trop présente. Sans m'en rendre compte je m'en étais fait un compagnon de tous les jours. Je vivais constamment dans ce flot de sons et d'images, ma vie s'était structuré autour du programme télé ! Il me fallait réagir.

Jour cinq, les choses commençaient vraiment à devenir compliqué, mis à part mes incessantes descentes dans les cartons pour retrouver tel ou tel document, l'internet gratuit montrait ses premiers signes de faiblesses et je vacillais avec lui.

Jour six, je savais que le plus dur était derrière moi. Je commençais plutôt bien à m'adapté à mon nouveau style de vie d'ailleurs. Progressivement je me suis remit à écouter la musique que j'aime (et plus seulement sur le trajet maison-travail), je me suis remit à cuisiner des petits plats et je me suis remit à écrire. Ma retraite forcé a calmé le brouhaha dans ma tête, libéré des stimulus extérieurs, les mauvais en tout cas, je me suis remit à penser, à réfléchir, à imaginer. Les idées ont fusés à nouveaux. J'espère à l'avenir trouver encore ce temps pour moi.

Jour sept, une semaine, le nombre de jours qu'il aurait fallut à Dieu pour crée le monde. J'aime à penser que c'est aussi en quelques sortes mon cheminement et mon résultat. C'est vrai qu'on n'a surement pas besoin d'avoir autant de choses à disposition pour vivre convenablement, je dirais même que c'est plutôt une entrave. Et que dire du flux continuel d'infos qui nous vient par la télé et internet, à force d'utiliser des ordinateurs n'avons nous pas aussi tendance à nous prendre pour des « super ordinateurs », à contraindre nos cerveaux à la gestion de milliers de données par jours. Bien sur qu'il existe un juste milieu ; vivre dans les bois, loin de tout avec mon couteau suisse ne m'intéresse pas plus que vivre dans une maison pleine à craquer d'objets qu'on n'utilisera plus jamais. Pour les plus terre à terre l'emménagement prenait enfin forme, je venais de récupérer les clés. Et ailleurs, dans un petit endroit de ma tête je venais de crée un nouveau monde.

lundi 27 septembre 2010

Déménagement, épisode 1 : Carton


Je vous passerais les détails administratifs et ennuyeux pour me concentrer cette fois sur un élément central et pourtant négligé du déménagement, les cartons.

Après que mon proprio m'ait fait jouer au petit agent immobilier en herbe, les choses se sont accélérés. Finis les doutes, les craintes, les hésitations, place à l'excitation, à la rêverie et à la manutention !

J'ai commencé les premiers cartons et je me suis heurté à quelques grandes vérités, la première : on entasse des choses au fil des ans, plus qu'on ne le crois.
Deuxièmement, on a toujours tendance à sous estimer la place qu'elles prennent.

Faire ses cartons ce change alors en un inventaire nostalgique de nos vieilleries chargés de souvenirs ; une photo de groupe avec de vieux amis, un cadeau couvert de poussière, des fringues dont on se demande vraiment comment on a pu porter « ça », j'en passe.

Plus qu'une corvée, c'est une vrai étape, une sorte de deuil. Après tout mettre des choses qui nous tiennent à coeur dans une boite, la voir disparaître dans les crépuscules d'une camionnette, et ne l'ouvrir qu'après un long voyage pour leur offrir une nouvelle vie tiendrai presque de l'acte pieux !

Faire ses cartons c'est aussi grandir, faire le bilan. Revenir sur ses deux ans, réaliser avec quoi je suis arrivé et tout ce avec quoi je repart cette fois et ce vers quoi j'aspire à l'avenir.

Faire ses cartons c'est faire ses adieux à son ancienne vie. Pour un peu j'éprouverais presque de la mélancolie en regardant les quatre murs entre lesquels j'ai vécu pendant quelques temps. Deux ans seulement, trois fois rien diront nous, pourtant un peu plus de deux années pleines de souvenirs.

Ce serait passionnant si les murs pouvaient parler, ils raconteraient les fous rires avec les amis, les petits plats qu'ils ont vu mijotés, les heures de musiques qu'ils ont écoutés, les dimanche gris d'ennuis aussi, les moments romantiques, de doutes, les veillées nocturnes, les larmes parfois, le quotidien, les nouvelles têtes, les saisons.

Voilà tout ce qu'on laisse quand on déménage, tout ce qui ne rentre pas dans les cartons.

vendredi 24 septembre 2010

Symphonic Fantasies


http://www.symphonicfantasies.com/
(on peut y écouter de brefs extraits)

Enfin j'ai mit la main sur le cd de Symphonic Fantasies, enregistrement du concert qui eut lieu en Allemagne en 2009 organisé par l’orchestre symphonique et la chorale de la radio WDR.

70 minutes de joies, de bonheur, de voyages, de peurs, de batailles, de séparations et de retrouvailles. Tout ce que la musique épique des jeux de Squarenix est capable de nous transmettre.

Cette idée de va et vient, d'histoire qui se raconte, se vit, nous émerveille et finalement nous échappe ce retrouve bien dans cet album, on ne saisit la musique qu'au moment où elle file et qu'on nous glisse avec maestria une nouvelle piste.

Il regroupe quatre arrangements principaux reprenant des thèmes de fameuses séries :

I Kingdom Hearts (15min29)
II Secret of Mana (17min42)
III Chrono Trigger/Cross (17min39)
IV Final Fantasy (18min32)

Quand on connais et qu'on aime ces musiques et qu'on entend le thème du voyage dans le temps de Chrono Trigger, ou encore les chœurs qui chantent le thème de combat de FFVII (Those who fight) on ne peut s'empécher d'être submergé par l'émotion, un frisson de plaisir. Cette dernière piste reste ma préféré, sans doutes car les musiques me parlent le plus, mais l'album entier est un petit bijoux.
Il se dégage une telle sensation de puissance, un tel amour pour la belle musique qu'on reste scotché, c'est le genre d'album qu'on écoute la tête reposé, comme prêt à entamer un bon livre d'aventure !

Pas de pomme, il me reste les prunes !

Ambitions décapités, espoirs évanouis, rêves évincés, les termes ne manquent pas pour décrire les hauts et les bas que je viens de vivre ces derniers jours et la désillusion qui les accompagne.

Quelle amertume bien sur, d'avoir croqué dans le fruit mur et appétissant, de m'être imaginer à ce régime là, pour les années à venir.

A vouloir m'approcher trop près du fruit défendu, m'agiter sous l'arbre du savoir, je n'ai récolté qu'une punition semi-divine (pour les plus fanatiques), un jugement sans appel, tombé au beau milieu de la nuit : "merci de l'intérêt que vous portez à notre entreprise ***, nous sommes hélas au regret de vous..." la nouvelle m'est tombé dessus comme la pomme tombant sur la tête de Newton.
J'ai moi même fait les frais de la loi de la gravitation, je me suis rapproché sans jamais pouvoir l'atteindre, prit dans l'orbite de mon destin un peu capricieux.

Pas de regrets d'y avoir gouté bien sur, je m'étais préparé à l'idée que le retour sur terre serait des plus fracassant. Que faire à part aller de l'avant, il y a d'autres projets qui m'attendent, d'autres possibilités que je n'ai pas encore envisagé et puis continuer de croire que la vie n'est pas quelque chose de figé, de stable, les échec et les refus d'aujourd'hui feront les victoires et les possibilités de demain.

Une philosophie qui plairait surement à notre ami Steve J., lui, a réussit en croyant dur comme fer à ses rêves, peut être qu'il me faudra commencer par là : avoir un rêve.

dimanche 5 septembre 2010

En travaux


Pas mal de changements en ce moment sur le blog. Pas d'inquiétudes puisque votre blog favoris reste ouvert pendant toute la durée des travaux !

Ils ont modifier les outils de présentation de Blogger, il semblerait qu'on puisse faire pas mal de nouvelles choses intéressantes.
Du coup un nouveau thème, apparition de catégories Blog / Lecture / Jeux vidéos / Musique / et d'autres à venir. La version actuelle me semble pas mal, il devrait pas y avoir de changements majeurs à venir.

Et aussi une barre de navigation dans le menu de droite, Accueil vous permet de revenir sur la page principale du blog où vous trouverez TOUS les articles (contrairement aux onglets du haut de page).
J'en ai profité pour crée un livre d'or , si vous prenez le temps d'y signer un petit mot ca fera surement très plaisir au propriétaire de ce blog ! :p

Ténèbres sur Sethanon - Raymond E. Feist



Ténèbres sur Sethanon est le dernier tome d'une trilogie (dont l'intitulé qui varie d'une édition à l'autre) connu sous le nom de "Guerre de la Faille".
Les tomes précédents sont Magicien et Silverthorn.

L'action se déroule sur Midkemia, une planète un peu similaire à la notre à l'époque médiévale. Une "faille" entre deux mondes va apparaitre et va bouleverser le destin du Royaume. On suivra sur une quinzaine d'années le destin de Pug, apprenti mage, qui sera emmener sur Kelewan (le monde de l'autre coté de la faille) dans l'empire Tsuranni. Là bas il apprendra à maitriser de nouveaux pouvoirs qui feront de lui un des personnages clés de l'histoire.
Le Duc de Crydee, Borric et ses fils Arutha, Lyam et Martin qui participeront à la grande guerre de la faille et deviendront parmi les hommes les plus puissants du Royaume.
Tomas, un jeune homme qui héritera d'une force ancestrale qu'on croyait à jamais disparu de Midkemia, son destin sera inextricablement lié à celui de la race des Valherus.

Cela fait quelques années que j'avais commencé ces livres. Il m'aura fallut un temps fou pour finir le dernier tome du fait que, ce genre de bouquin, si on s'arrête de le lire pendant quelques temps, il faut recommencer car on a perdu le fil de l'histoire.
C'est aussi grâce à cette trilogie que je me suis mis à écrire dans le registre de l'héroic fantasy. Une série de livres que je vous recommande chaudement !

Pour en savoir plus
http://fr.wikipedia.org/wiki/Les_Chroniques_de_Krondor

Le fait du Prince - Amélie Nothomb





J'avais prévenu à propos d'Amélie.

Le fait du Prince, son avant dernier si je ne dis pas de bêtises. Dévoré en quelques heures celui là aussi.
Lors d'une soirée entre amis, deux hommes discutent sur la conduite à tenir dans le cas où l'on se retrouve avec un cadavre chez soi.

"- Si un invité meurt inopinément chez vous, ne prévenez surtout pas la police."

Manque de pot, le lendemain matin, Baptiste accueille un étranger chez lui, en panne de voiture, il lui demande de passer un coup de fil et finit par s'effondrer avant d'entendre le "allo". Va s'en suivre une intrigue autour de ce monsieur Olaf, qui servira de moteur à Baptiste, las de sa vie routinière, pour changer d'identité et devenir un homme plein de secrets, riche et qui passe son temps à boire avec une superbe créature.

J'ai bien aimé l'ambiance de ce livre, comme d'habitude des scènes banales prennent une tournure farfelu sous la plume de l'auteur et on se prend facilement au jeu. Comme Baptiste, on meurt d'envie d'en apprendre plus sur le suédois, sur sa femme Sigrid et ses étranges manières et sur cette villa qui possède, carrément, une piscine à champagne !

jeudi 2 septembre 2010

Gay-nerds.com

Récemment j'ai découvert un petit blog sur la toile.

http://gay-nerds.com/site/

Plutôt neuf, le blog propose (à ceux qui lisent l'anglais) quelques articles sympathiques sur la culture gay au travers des médias qu'on classe en général dans la "catégorie" Geek (il me semble que le terme Nerd est plutôt employé outre-atlantique) et qui souvent est vu comme à l'opposé du stéréotype qu'on se fait des gays.
Comme si c'était deux notions, deux choses totalement antinomique. Je ne croirais pas autant à la force de ces clichés si je n'en avais pas souvent fait les frais.

Oui on peut être gay et passer des heures sur internet (sans aller sur un site de rencontre, je précise) préférer les jeux vidéos au clubbing, lire des mangas, de la SF, n'avoir aucun gout pour la mode et que sais-je encore. Je ne cherche pas à entretenir les poncifs, je ne vois aucun problème à ce qu'on se prétende être un peu de tout ca, bien au contraire. Cela dit, imaginez-vous un clubbeur fanatique des romans de Tolkien, ca fait sourire.

Le "problème" quand on est gay et geek, c'est qu'on a l'impression (j'insiste sur le terme) de vivre entre deux univers, et qui mènent leur propre combat. Après tout, le geek ne souffre t-il pas lui aussi de son image ? Moins sulfureuse, moins sexy, je l'accorde. On y voit plutôt une sorte d'adulescent retardé, qui reste enfermé dans son monde (au propre comme au figuré) fait de dessins animés, de jeux, de jouets, et dévoré par cette passion qui le coupe du reste lorsqu'il s'y met. Cela ressemble étrangement à la description de l'enfance, loin des réalités et avec cette étonnante faculté à renouer avec son imaginaire.

Les choses sont loin d'être aussi simple, et si le gay n'est pas nécessairement une folle, le geek n'en est pas pour autant un attardé. Alors Geek et Gay du monde entier, levez vous et combattons les clichés tous ensembles ! ;)

Dernière lecture - Une Forme de Vie A. Nothomb

Comme je n'ai pas toujours de folles aventures à raconter, je vais essayer de mettre en place une nouvelle rubrique sur le blog "mon dernier quelque chose..." afin de vous faire partager mes découvertes et passe-temps.
Il peut s'agir de films, séries, mangas, livres, jeux vidéos, bais...oups non ! (mon humour gras tente de reprendre le dessus). Tout compte fait le terme dernier/ère ne me plait pas vraiment. Ca évoque trop le définitif, le final, et je suis le genre de personne qui ne sait pas faire une croix sur ses plaisirs et le divertissement (sauf en stress à la veille d'un examen peut être). Je dois trouver autre chose ; "Lecture du jour", non ça sonne trop conseil littérature de la gazette du coin. "Film de la semaine", me voilà bien, je serais condamné à voir et commenter un film par semaine. "Jeux de l'année", ok j'arrête là.

C'est un problème et vu que j'y réfléchis en même temps que j'écris tout cela, je n'ai pas d'idée très originale qui me vienne. On va crée de l'interactivité ; si vous songez à quelque chose proposer le moi par commentaire ! En attendant restons sur "Dernière lecture" puisque c'est de cela qu'il s'agit aujourd'hui, je ne vais pas m'imposer critique littéraire je compte juste donner mon ressenti sur un bouquin que j'ai apprécié. Mon boulot me permettant d'avoir un accès illimité aux nouveautés littéraires, on va se faire plaisir.


UNE FORME DE VIE d'Amélie Nothomb
C'est le seul auteur que je suit avec fascination (ceux qui me connaissent ne diront pas le contraire), son dernier bouquin est sortie il y a quelques semaines en librairie et ce jour là j'ai été frappé par un détail qui m'avait échappé jusqu'alors.

Cette femme sort un bouquin par an ! Ils ne sont pas forcément très épais me direz-vous, mais quand même. Je ne peux m'empêcher d'être admiratif et jaloux devant une telle "faim d'écriture".
Moi qui me risque parfois à l'aventure d'Ecrire je sais à quel point l'exercice est périlleux et chronophage.
On pourra rétorquer que c'est son métier après tout, d'ailleurs est ce que ça existe vraiment comme métier ça, écrivain ? Loin de dénigrer la chose, j'ai parfois du mal à concevoir l'art comme un job, dans le sens de quelque chose que l'on fait contre de l'argent. C'est une vision mercantile qui ne s'accorde pas avec l'image idéalisé que je me fait de l'artiste passionné, créant pour le plaisir, le sien et celui des autres. Bien sur elle était écrivain avant d'être célèbre et de gagner de l'argent pour ses écrits. Il faut bien restituer les choses dans leur contexte, même Léonard de Vinci devait avoir des mécènes pour exploiter librement son talent. Bon je m'égare un peu là...

UNE FORME DE VIE donc raconte la correspondance entre l'auteur et un soldat américain basé en Irak. En apprenant qu'elle prenait le temps de répondre à certains de ses courriers il décide de lui écrire une première lettre. S'en suivra un échange intense de courriers entre eux. On en apprendra un peu plus sur sa vision de la guerre, de son rôle qu'il y voit là bas, et de son étrange manière de la vivre puis de protester contre cette guerre qu'il juge illégitime et pernicieuse. J'ai lu le livre en 24h, c'est dire s'il est accessible. Les missives de Melvin Mapple (le soldat) sont un régal d'humour cynique. Ce que j'admire le plus dans l'écriture de cette jeune femme, c'est son habileté à mettre en scène des personnages à la fois extravagant mais crédible, avec du répondant, comme si elle rendait extraordinaire l'ordinaire. Ainsi que des dialogues simple mais à la fois pertinent et toujours avec cette pointe d'humour un peu sombre. J'ai le sentiment que l'auteur prend un malin plaisir à faire discuter ses deux personnages comme elle aurait une discussion avec elle même.
Unique reproche à faire, la fin, imprévisible, m'a laissé sur ma faim ! (private joke pour ceux qui auront lu le livre...)

dimanche 22 août 2010

Le dernier été de mon enfance


J'ai constaté un « «mal » récurent chez moi chaque année à la même période, cela commence mi juin pour ce terminer à la rentrée. Je suis prit d'une certaine nostalgie de l'enfance, plus exactement une forme de spleen des Grandes Vacances !

Les vacances d'été. Le rêve, l'espoir de tout gamin, du moins c'était mon cas. J'attendais cette période de l'année comme on attend la délivrance.

Cela me semblait durée une vie entière. Récemment, c'est une remarque de mon petit frère qui à réveillé ma mémoire, ému, je me suis souvenu : « Quand j'étais petit, je croyais que les vacances d'été duraient un an ! ».

Que nous étions alors insouciants ; je n'irais pas jusqu'à dire que la vie était un long fleuve tranquille, mais je dois reconnaître que je garde un souvenir chaleureux des grandes vacances d'été.

Il n'y avait pas cette question du « temps » après lequel on a l'impression de courir tout le temps une fois adulte. Pas non plus tous ces petits soucis du quotidien qui nous encombrent la tête tant qu'on ne les as pas résolus. Certes il y avait d'autres problèmes, mais j'avais, je crois, conscience qu'ils n'étaient qu'un grain de sable, pas plus encombrant que ça sur l'immense plage où nous faisions nos pâtés.

Que faire d'autre à part se souvenir de tous ces moments avec juste un peu d'amertume. Pas de retour en arrière à espérer. Pourtant j'ose croire que l'on peut parfois, l'espace d'un instant, redevenir l'enfant que nous étions. Et je me souviens...
Des heures passés dans la piscine où l'on ressortait avec la peau toute fripé.
Des sorties à la plage pour lesquelles nous nous préparions comme on va à la guerre : seau, pelle, rateau, masque de plongée.
Des généreuses pastèques à la chair rouge et sucrée.
Des moments de rêveries, d'ennuis aussi.
Des cigales qui chantaient les soirs les plus chauds.
Des heures passés à observer les étoiles, allongés sur le sol encore tiède.
Des nuits à veiller après minuit.
Des dessins animés tous les matins de la semaine.
Des aventures qu'on s'imaginé vivre dans nos nombreuses cabanes.
Des couchers de soleil qu'on ne s'imaginait pas regrettés un jour.
Des bandes dessinés qui avaient la même saveur même après une dizaine de relectures.
Des amis avec qui on a partagé des goûters comme autant de trésors.

Et si l'on n'apprécie la vraie valeur de tous ces moments qu'après, alors continuons de nous faire pleins de souvenirs !


Le dernier été de mon enfance, est un manga en un seul tome de Shin Takahashi, c'est une relecture des aventures de Tom Sawyer. Où une jeune fille va vivre sa dernière aventure d'été avant son passage à l'âge adulte, pirates, trésors, amourette sur une île du japon.